Maladie de Lapeyronie

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Maladie de La Peyronie : comprendre et traiter efficacement

Qu’est-ce que la maladie de La Peyronie ?

La maladie de La Peyronie correspond à la formation d’une fibrose localisée (plaque) au niveau de l’albuginée, la membrane qui entoure les corps caverneux de la verge.

Cette fibrose provoque une déformation et une courbure du pénis en érection, parfois accompagnée de douleurs et d’une diminution de la rigidité.
Bien que bénigne, cette affection peut avoir un impact majeur sur la sexualité et la confiance en soi.

Évolution naturelle de la maladie

Elle évolue habituellement en deux phases :

Phase aiguë, inflammatoire (non systématiquement observée) : douleurs à l’érection, apparition et possible aggravation de la déformation et de la courbure.

Phase stable, chronique : disparition des douleurs, mais persistance de la déformation.
Sans prise en charge adaptée, la maladie se stabilise le plus souvent avec une courbure définitive, parfois gênante lors des rapports.

Le traitement initial vise à stabiliser, assouplir et redresser la verge afin de limiter le recours à une chirurgie.

Dessin illustrant opération Lapeyronie

Le traitement conservateur : une approche biologique et mécanique

Le traitement conservateur désigne l’ensemble des solutions non chirurgicales proposées pour traiter la maladie de Lapeyronie. L’objectif est double : stopper l’évolution de la maladie (phase inflammatoire) et tenter de faire régresser la courbure sans avoir recours à une chirurgie. Cette approche moderne repose sur une synergie puissante : l’action biologique du PRP associée à l’action mécanique de la traction.

1. Injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

Le PRP est une technique innovante issue de la médecine régénérative. Elle utilise les capacités naturelles de guérison de votre propre corps pour réparer les tissus lésés.

Comment cela fonctionne-t-il ? Le procédé est simple et se déroule au cabinet : après une prise de sang classique, le sang est centrifugé pour isoler le plasma ultra-concentré en plaquettes. Ce concentré est ensuite réinjecté directement au niveau de la plaque de Lapeyronie.

Les facteurs de croissance contenus dans le PRP stimulent :

Stimuler la régénération cellulaire et l’apparition de nouveaux vaisseaux sanguins (néo-vascularisation).

Favoriser la résorption progressive de la fibrose (la cicatrice rigide).

Restaurer l’élasticité des tissus érectiles pour permettre une meilleure extension de la verge.

Les avantages du PRP : C’est un traitement 100% naturel et autologue (issu de votre propre corps), ce qui élimine tout risque de rejet ou d’allergie. Le protocole standard nécessite généralement plusieurs séances espacées pour obtenir un résultat optimal.

Focus sur un nouveau traitement injectable : le PEROVIAL (Acide Hyaluronique)

Le PEROVIAL (Laboratoire IBSA) représente une nouvelle option thérapeutique non chirurgicale dans la prise en charge de la maladie de Lapeyronie. Il s’agit d’une solution injectable à base d’acide hyaluronique, une molécule naturellement présente dans l’organisme, reconnue pour ses propriétés hydratantes et visco-élastiques.

Comment cela fonctionne-t-il ? Le PEROVIAL est administré directement au cœur de la plaque fibreuse (injection intra-lésionnelle). Son action est double :

  1. Restructuration tissulaire : L’acide hyaluronique va s’infiltrer dans la fibrose pour l’hydrater en profondeur. Cela permet d’espacer les cellules inflammatoires et de réduire la densité de la plaque.

  2. Assouplissement : En recréant un environnement physiologique plus souple, l’injection vise à réduire la rigidité de la zone pathologique, soulageant ainsi les douleurs en phase active.

Pour maximiser les résultats, il est souvent recommandé d’associer ces injections à une thérapie mécanique. L’injection « prépare » le tissu en l’assouplissant, rendant les exercices d’étirement plus efficaces pour corriger la courbure.

2. Traction mécanique (vacuum ou appareil de traction pénienne)

Pourquoi étirer les tissus ?

La maladie de Lapeyronie se caractérise par la formation d’une plaque fibreuse peu élastique qui, en se rétractant, entraîne une courbure et une perte de longueur de la verge.

Le principe du traitement conservateur est de contrer cette rétraction. En appliquant une force mécanique contrôlée sur les tissus, on sollicite la capacité naturelle des cellules à se régénérer et à se réorganiser. L’objectif est donc de transformer un stimulus mécanique (l’étirement) en une réponse biologique de guérison.

Les dispositifs d’extenseurs péniens (traction) ou le Vacuum (pompe à vide) permettent un étirement doux, progressif et quotidien sur la verge.

Contrairement à une chirurgie qui agit en une fois, cette technique mise sur la régularité. L’étirement continu va :

  1. Assouplir la plaque de fibrose (la cicatrice interne).

  2. Stimuler le remodelage des tissus sains.

  3. Lutter activement contre la rétraction naturelle de la maladie.

La clé du succès avec la thérapie par traction, c’est la persévérance. Les résultats ne sont pas immédiats, mais s’installent sur plusieurs mois. C’est un traitement de fond qui demande de la discipline, mais qui est essentiel pour préparer les tissus et optimiser le résultat, que ce soit pour éviter une chirurgie ou pour en préparer une.

 

Résultats et bénéfices attendus du traitement conservateur

L’association injection + traction mécanique constitue aujourd’hui l’approche de première intention dans la maladie de La Peyronie.
Lorsqu’elle est débutée précocement et suivie avec régularité, elle permet d’obtenir des résultats très encourageants :

Amélioration de la courbure dans 70 à 80 % des cas (souvent une réduction de 30 à 50 % de l’angle de déviation)

Préservation de la longueur de verge et de la symétrie

Amélioration de la fonction érectile

Amélioration du confort lors des rapports sexuels

Diminution ou disparition des douleurs en phase inflammatoire

Meilleure satisfaction globale durant les rapports

💡 Grâce à cette stratégie thérapeutique, la grande majorité des patients s’affranchissent de la chirurgie et retrouvent une sexualité bien plus satisfaisante.

L’option chirurgicale

Bien que souvent réservée aux cas d’échec du traitement médical, une intervention peut être décidée d’emblée si la déformation est sévère ou si le patient le souhaite. L’objectif est de corriger la courbure par des techniques adaptées. Il est toutefois nécessaire de bien évaluer la balance bénéfice-risque (raccourcissement du pénis, risque de dysfonction érectile) avant de s’engager.

Expertise

Maladie de La Peyronie

Le Dr Benarroche propose une prise en charge dédiée de la maladie de La Peyronie, visant à corriger les déformations péniennes et à restaurer une fonction sexuelle satisfaisante grâce à des traitements adaptés.

FAQ – Questions fréquentes

Quand faut-il débuter un traitement ?

L’idéal est de consulter dès l’apparition des premiers symptômes (douleur lors de l’érection, perception d’une boule ou d’une induration, début de courbure).

Une prise en charge précoce, durant la phase active (inflammatoire) de la maladie, permet de soulager les douleurs et de mettre en place des solutions (thérapie mécanique, traitements médicamenteux) pour tenter de limiter l’aggravation de la déformation. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la maladie soit stabilisée pour consulter, bien au contraire.

L’objectif des traitements est de retrouver une verge fonctionnelle permettant des rapports sexuels satisfaisants et sans douleur. Bien que les résultats soient souvent très satisfaisants, il est rare de retrouver une verge strictement identique à celle d’avant la maladie (parfaite rectitude ou longueur initiale).

La maladie de Lapeyronie entraîne souvent une rétraction de la verge (perte de longueur). Pour contrer cet effet, une approche combinée est souvent recommandée :

  • La thérapie mécanique qui permet d’exercer une tension progressive pour étirer les tissus.

  • Les injections de PRP : injecté directement dans la verge, favorise la régénération tissulaire et la vascularisation et donc l’élasticité des tissus 

    • L’intérêt de l’association : Le PRP aide à assouplir les tissus et à les rendre plus élastiques. Lorsqu’il est couplé aux exercices d’étirement (vacuum/extenseur), il facilite la récupération de la longueur et optimise les résultats par rapport à la traction seule.

  • Durée moyenne : Les traitements conservateurs (extenseur, injections, médicaments) doivent souvent être poursuivis pendant au moins 6 mois voire 1 an pour être efficaces.

  • La régularité est clé : Pour la thérapie mécanique (extenseur/vacuum), les résultats dépendent directement de l’assiduité quotidienne (plusieurs heures par jour) sur le long terme.

Comme toute intervention chirurgicale, le « risque zéro » n’existe pas, même si les techniques sont aujourd’hui standardisées et maîtrisées. Au-delà des risques généraux (infection, hématome), il existe des effets secondaires spécifiques à discuter impérativement avant de prendre une décision : 

  • Raccourcissement de la verge : C’est la conséquence la plus fréquente. La plupart des techniques de redressement (surtout la plicature) impliquent de raccourcir le côté sain pour corriger la courbure.

  • Troubles de l’érection : Un risque d’apparition ou d’aggravation de troubles érectiles existe. Il est plus élevé avec les techniques de greffe (incision de la plaque) qu’avec les techniques de plicature simple.

  • Troubles de la sensibilité : Une perte de sensation ou des engourdissements au niveau du gland peuvent survenir. Heureusement, ce phénomène est le plus souvent transitoire et la sensibilité revient progressivement.

  • Perception des sutures : Il est parfois possible de sentir de petits nodules (les nœuds des fils) sous la peau du pénis.

L’expertise du Dr Davy Benarroche

Le Dr Davy Benarroche, chirurgien urologue et andrologue, il est formé à
l’ensemble des techniques médicales, régénératives et chirurgicales de traitement
de la maladie de La Peyronie.
Il privilégie toujours une approche progressive, conservatrice et personnalisée.

Expérience

Parcours académique

Le Dr Benarroche offre une prise en charge centrée sur la santé masculine, associant une approche médicale et chirurgicale, adaptée aux besoins de chaque patient.

Vous suspectez une maladie de Lapeyronie ?